diff --git a/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/illu.jpg b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/illu.jpg new file mode 100644 index 0000000..f9962c1 Binary files /dev/null and b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/illu.jpg differ diff --git a/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img1.jpg b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img1.jpg new file mode 100644 index 0000000..88aee09 Binary files /dev/null and b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img1.jpg differ diff --git a/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img2.jpg b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img2.jpg new file mode 100644 index 0000000..946831f Binary files /dev/null and b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img2.jpg differ diff --git a/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img3.jpg b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img3.jpg new file mode 100644 index 0000000..2110525 Binary files /dev/null and b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img3.jpg differ diff --git a/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img4.jpg b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img4.jpg new file mode 100644 index 0000000..f43daf8 Binary files /dev/null and b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img4.jpg differ diff --git a/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img5.jpg b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img5.jpg new file mode 100644 index 0000000..c51196c Binary files /dev/null and b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img5.jpg differ diff --git a/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img6.jpg b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img6.jpg new file mode 100644 index 0000000..3541700 Binary files /dev/null and b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img6.jpg differ diff --git a/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img7.jpg b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img7.jpg new file mode 100644 index 0000000..2cff1e8 Binary files /dev/null and b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img7.jpg differ diff --git a/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img8.jpg b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img8.jpg new file mode 100644 index 0000000..8387af0 Binary files /dev/null and b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/img8.jpg differ diff --git a/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/index.md b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/index.md new file mode 100644 index 0000000..bd72668 --- /dev/null +++ b/src/content/blog/analyse-aprofondie-de-goodbye-eri/index.md @@ -0,0 +1,72 @@ +--- +title: "Analyse approfondie de Goodbye Eri" +pubDate: 2024-11-30 +description: 'Dans ce post j''analyse le one shot "Goodbye, Eri" écrit par Tatsuki Fujimoto. J''y aborde beaucoup d''aspects du manga comme la mémoire humaine, la spontanéité des uns qui vient en opposition avec l''hypocrisie des autres et plein d''autres thèmes ! Disclaimer : Tout comme mon post sur "Persona 3 Reload - Episode Aigis", je spoil l''intégralité de l''oeuvre.' +author: "Guams" +illustration: "image.png" +tags: ["Manga"] +--- + +# Introduction + +Après avoir vu en avant-première “Look Back” au cinéma écrit par Tatsuki Fujimoto et produit ainsi que réalisé par Kiyotaka Oshiyama. J’ai été sincèrement touché par le film et j’ai décidé de lire “Goodbye, Eri” (ou “Sayonara Eri” (⸝⸝⸝O﹏ O⸝⸝⸝)), un autre one shot de Fujimoto. Et mon dieu que c’était cool à lire, si vous ne l'avez pas encore lu, je vous le conseille grandement, c’est vraiment très rapide à lire (200 pages). + +Tout ça pour dire que : dans ce post, je vais analyser “Sayonara Eri” que ce soit dans la mise en scène, la famille de Yuta (le protagoniste) et son premier film qui d’extérieur paraît éthiquement questionnable mais est bien plus profond que ce que les figurants du manga pensent. + +# Mise en contexte + +DISCLAIMER : “Goodbye, Eri” est très flou dans son récit, l’un des thèmes de l'œuvre est la difficulté de discerner la réalité de la fiction. Par conséquent le manga est raconté de manière à laisser planer le doute, donc beaucoup d’éléments (surtout la fin) sont très sujets à interprétation. Et cette analyse sert uniquement ma vision des choses, ma perspective en ce qui la concerne. + +Le manga commence avec Yuta qui filme l’anniversaire de ses 12 ans avec le nouveau téléphone que lui a offert sa mère, tout le monde paraît heureux sur la vidéo jusqu’à que sa mère lui fasse comprendre qu’elle va bientôt mourir, cela met évidemment mal à l’aise Yuta et son père, mais celle-ci insiste et demande à ce que Yuta filme tous les moments passés avec elle désormais pour que quand elle rendra l’âme, il puisse se souvenir des bons moments passés avec elle. L’intrigue parle donc de Yuta qui enregistre le quotidien de sa mère. On remarque que malgré sa maladie, sa mère reste très souriante, tandis qu’en parallèle, quand son père est seul, il pleure. En fait on verra plus tard que le père est très spontanée dans sa manière d’être, ce qui vient en total contraste avec sa mère qui est très fausse. Dès le début, on a une ambiance assez lourde. On ne voit que par la caméra de Yuta, on n’a donc aucun contexte de pourquoi la mère est malade, et de pourquoi le père pleure. En revanche, on sent l’attention innocente de Yuta pour ses parents et son inquiétude sur leur état de santé (mentale pour le père et physique pour la mère). +![img1](img1.jpg) + +Un jour, lorsqu’il filmait les fourmis de son jardin, son père lui demande de venir à l'hôpital car sa mère est actuellement en train de vivre ses derniers moments. Quand ils arrivent devant l'hôpital, Yuta se met à courir, la caméra en main comme s’il essayait de fuir la réalité. Puis on a un plan de Yuta qui court avec l'hôpital en fond, puis… L'hôpital explose et la planche d’après on voit des élèves du collège de Yuta qui regardent ce qui semble être un film, en fait depuis le début nous sommes spectateurs du film de Yuta intitulé “Dead explosion mother”. +![img2](img2.jpg) + +Tout le monde pense que ce film est complètement irrespectueux envers sa défunte mère, il subit des moqueries pour être aussi “bizarre” parce que… En effet, qui aurait filmé sa mère jusqu’à sa mort et l’aurait montrée à son collège, et aussi, une question qui lui est posée par l’une de ses camarades et son prof : “Pourquoi avoir fait exploser l'hôpital ? ”Apparemment ce serait d’après Yuta “Parce que c’est génial !”. Après pas mal de moqueries de la part de ses camarades, Yuta a eu la brillante idée de faire une vidéo de son suicide depuis le toit de l’hôpital. Mais une fille sur le toit de l’hôpital lui demande de se suicider autre part parce que cela nuirait à la réputation de l'hôpital. Cette fille est Eri ! +![img3](img3.jpg) + +Ensuite, elle lui demande si c’est bien l’auteur de “Dead explosion mother”. Il s’avère qu’elle est une grande fan de son œuvre. Connaissant les critiques qu’a reçu le film, elle l’emmena dans un bâtiment désaffecté avec un canapé, un vidéoprojecteur et une pile de 9 h de film. Par la suite, de par leur passion commune (le cinéma), se crée une relation entre les deux. + +C’était mon résumé non exhaustif du début de l’histoire. Pour la suite je te conseille d’aller lire le manga toi-même pour te faire ton propre avis, les interprétations sont très subjectives en ce qui concerne l’histoire + +# La famille de Yuta + +Dans “Goodbye, Eri” la famille de Yuta est assez spéciale. Premièrement, la mère de Yuta était de ce qu’on sait productrice d’émission télévisée, donc elle a déjà de l’expérience avec les caméras et a naturellement transmis son attrait pour le domaine à son fils. Je trouve que Yuta est réellement endoctrinée par sa mère, paraissant parfaite à la caméra mais très manipulatrice et obsédée par ce film (beaucoup plus que Yuta en tout cas) sans les caméras. Un père très retiré et inactif, un père malheureux qui n’ose dire non à rien, par exemple il n’a même pas bronché lorsque sa mère a proposé l’idée de réaliser ce film (pourtant la proposition est vraiment très déplacée), il se contente de pleurer dans son coin et d’accepter son sort. Après la mort de sa femme, il était absent, du moins assez absent pour ne pas s’occuper de son fils dépressif et suicidaire. Les parents ont même une relation étrange entre eux, le père paraît soumis, quand sa femme est mourante sur son lit d’hôpital, il va filmer ses derniers instants comme elle le voulait. Il a mentionné que Yuta ne voulait pas voir sa mère mourir alors il n’a pas pu se résoudre à venir la voir, ce qu’elle répondit “Ce garçon a été inutile jusqu’à la fin”, ce sont ses derniers mots. Ici, on voit clairement comment sa mère est réellement dérangée. Yuta dans cette œuvre a un rapport étrange avec sa famille, surtout avec sa mère avec qui il a une relation très toxique. +![img4](img4.jpg) + + +Enfin, on peut noter que la mère voulait paraître parfaite pour les caméras, avec à la clé un potentiel gain de popularité. C’est là qu’on voit que Yuta tient de sa mère, en montrant son film à son collège, il espère plus d’acceptation de la part de ses camarades, à l’image de sa mère, il veut être populaire. Quand son film a flop, il voulait en faire un deuxième pour prouver aux autres qu’ils avaient tort de ne pas considérer son film à sa juste valeur. Finalement, le père est le seul à ne pas vivre pour les caméras dans cette famille. + +# Qui est Eri ? + +Eri reste assez mystérieuse tout du long de l’oeuvre, concrètement elle est assez secrète, indifférente mais elle émane une aura assez bienveillante, par exemple dès le début après avoir amené Yuta regarder des films avec elle, Eri va se passer de lui dire pourquoi et cela pendant 9h mais malgré son air insaisissable, c’est quelque chose qui a clairement fait du bien à Yuta puisqu’il avait à ce moment des envies suicidaires. +![img5](img5.jpg) + + +En clair, on ne discerne pas ses intentions, mais elles sont bienveillantes. On découvre plus tard (après les 9h de films) que Eri souhaite perfectionner l’art cinématographique de Yuta car elle a repéré quelque chose de novateur dans son travail. En quelque sorte, à ce moment, elle lui donne une raison de vivre après une épreuve aussi dure que la perte d’un être cher. On voit au fil des pages une espèce de romance se dessiner entre les deux. Tandis que Yuta continue de réaliser son deuxième film tout en se cultivant avec elle. Au bout d’un moment, le schéma se répète et soudainement Eri a l’air d’être atteinte d’une maladie incurable (comme la mère de Yuta finalement…) puisqu’elle se retrouve à l'hôpital très fréquemment à partir de ce moment et Yuta n’en savait absolument rien, ce qui vient appuyer son côté vraiment taciturne et réservé. Eri, tout du long du manga, elle va garder le sourire malgré sa mort certaine. On sait de quoi elle est atteinte seulement à la fin du manga, quand Yuta, à la trentaine après un accident de voiture qui a anéanti toute sa famille, décide de se suicider dans un endroit qu’il aime (comme à l’époque). Ce qui l’amène dans le bâtiment désaffecté où l’avait amenée Eri à l’époque et… C’est alors qu’il la voit regarder un film (les 2,728 h d’enregistrement de Yuta) à cet endroit, elle est bel et bien vivante et physiquement elle n’a pas vieilli. Pendant qu’il pense halluciner et devenir fou, elle lui explique qu’elle est vraiment un vampire et ne peut pas mourir de vieillesse, que sa “mort” a été causée parce que la mémoire humaine est limitée en souvenirs. Celle qui est morte, c’est l’ancienne Eri, maintenant on a une nouvelle Eri qui n’a aucun souvenir de ce qu’elle était avant autre que ce qu’elle a vu dans le film et les enregistrements de Yuta. Et c’est en grande partie pour ça qu’elle voulait que sa mort soit filmée, pour qu’elle puisse se souvenir de qui elle aurait aimé être, de qui était Yuta et la nature de la relation qu’elle aurait aimé avoir avec Yuta si elle était l’idéal qu’elle jouait dans le film. Une preuve d’amour immense, c’est un peu sa manière de s’accrocher à sa vie, se forger des souvenirs de ce qu’elle était et de ce qu’elle aimait pour plus tard être ce qu’elle aurait aimé être avec Yuta. À contrario, on pourrait aussi penser qu’elle voulait uniquement se créer une image d’elle glorifiée, un peu comme si elle était une fille parfaite. + +# La fin + +Je trouve la fin du manga grandiose car d’un côté on sait tout (qui est Eri et ce qui manquait au deuxième film de Yuta) et d’un autre on ne sait rien. Je m’explique : Yuta retrouve Eri qui lui fait comprendre qu’elle est bel et bien un vampire et c’est pour ça qu’elle a survécu, mais d’un autre côté on ne sait pas si ce qui est raconté est vrai, en fait ça paraît trop étrange… Comme par hasard Eri est un vampire dans le deuxième film de Yuta et il s’avère qu’elle en est réellement un, sans parler de si un vampire peut potentiellement exister dans l’oeuvre, on peut penser que Yuta a juste terminé son film de la sorte parce que c’est ce qu’il avait imaginé dans le scénario. D’autre part, on n’a jamais vu Eri mourir, Yuta aurait très bien pu faire croire à sa mort, faire croire à un accident de voiture qui aurait tué toute sa famille. En fait on ne sait même pas si tout ce qu’on lit depuis le début est vrai, ou s'il s'agit d’une fiction. Enfin, en ce qui me concerne, je pense que ce qui manquait à son film, c’est évidemment une touche de fantaisie. Il a choisi de faire la même chose qu’il avait fait pour sa mère, c'est-à-dire exploser le bâtiment (AU MONTAGE !!!). C’est donc comme ça que nous quittons l'œuvre, en doutant ! Nous n’avons rien appris à propos de Yuta, ni à propos de Eri, la seule chose qu’on peut considérer comme véridique c’est tout le message que Yuta a voulu nous transmettre ! +![img6](img6.jpg) + + +# Pourquoi l’oubli sublime le souvenir + +Dans cette section j’aborde l’aspect philosophique du manga, un des points centraux du manga : Les souvenirs. “Goodbye, Eri” est étroitement lié à la mémoire humaine et la manière dont on sélectionne les souvenirs, le manga nous fait comprendre que même si la mère de Yuta est abusive, ce qui importe, c’est de comment Yuta s’en souviendra, en effet Yuta a gardé le meilleur de la relation avec sa mère, et si jamais il veut repenser à sa mère il n’a qu’à revoir son film, il n’en tirera que des souvenirs positifs car, c’est ce qu’il fait dans son film. Ce que le manga nous rappelle, c’est qu’avec le montage tout est possible, même se faire passer pour ce qu’on n’est pas. Cela m’amène donc à réfléchir sur qui les personnages du manga sont-ils vraiment. Sont-ils tous vraiment comme ils le paraissent? On ne le sait pas parce que l’un des thèmes principaux du manga est qu’on ne sait pas ce qui est réel ou ce qui ne l’est pas (en fait si ça se trouve Yuta est un réel enfoiré et il nous manipule tous tah Ayanokoji dans “Classroom of the elite”). Une leçon déjà donnée dès la révélation de la vidéo lors de la mort de la mère de Yuta, après que Yuta l’ait vue, il s’est soudainement remémoré de comment était réellement sa mère (c’est une dinguerie comment elle vit pour les caméras). En tout cas, peu importe comment les gens sont vraiment, une fois qu’ils sont partis, s'ils nous sont chers, l’important est de comment on s’en souvient, pas de comment ils étaient, voilà pourquoi je pense que l’oubli fait briller de plus belle le souvenir. Voici, pour conclure la section, l’avis d’une des camarades de classe de Yuta et l’une des seules amies d’Eri. Quand Yuta a choisi de filmer Eri pour son second film afin d’en ressortir le meilleur, en réalité, sa camarade dit que Eri était “plutôt une conne” et égocentrique. Malgré ses déclarations, elle se souviendra d’elle comme d’une fille bien. +![img7](img7.jpg) + + +# Le dynamisme des planches + +Rien à voir, mais petite section de transition concernant les planches. Je trouve que Fujimoto est très doué pour faire des planches originales dans ses mangas, mais celles de “Goodbye, Eri” sont les plus originales pour moi, en fait, les planches servent vraiment beaucoup l’immersion. On a tout le temps le point de vue de la caméra, ce qui sublime l’immersion, c’est l’impression de mouvement de par le focus de la caméra, les tremblements. En fait, on ressent vraiment que tout est filmé par téléphone. Voici une page pour illustrer mes propos : +![img8](img8.jpg) + + +On peut aussi noter qu'il ya très peu de planches focalisées sur Yuta et que la plupart sont des visions larges du panorama. Cela renforce le côté filmé avec une caméra. Pour revenir sur la fin du manga, on peut faire un parallèle avec la tirade de fin ou Yuta dit qu'il n'était qu'un spectateur tout au long de sa vie. ce qui se retranscrit sur le fait que Yuta n'est presque jamais présent sur les planches du manga. +Conclusion + +Pour terminer par un petit point personnel, je suis passé par pas mal d’émotions lors de la lecture du manga, de la joie au stress puis la tristesse. Fujimoto sait vraiment tenir en haleine en tout cas. + +Donc voilà, c’était mon “analyse”, j’ai l’impression que ça va un peu dans tous les sens et c’est assez fouilli, mais je pense avoir réussi à transmettre la plupart de mes idées, si vous avez des critiques à me proposer, je suis preneur. En tout cas c’était pas mal de boulot pour ma part et c’était j’ai réellement apprécié rédiger ce post, donc j'espère que ça t’a plu aussi. Je tiens aussi à remercier Baptiste qui m’a aidé dans la rédaction de ce post.